Etang de Bassies

Nuit des étoiles en montagne

Date : 07-08 Août 2010
Distance : 15.2 km

Après plusieurs weekend sans avoir sorti les bâtons de marche, nous n’y tenons plus et décidons d’aller passer une nuit en montagne. Au programme, une petite randonnée qui nous amènera au refuge de l’étang de Bassiès, une nuit sous les étoiles et un retour le lendemain, tout en profitant de la flore environnante. C’est donc les traces de la randonnée de l’hiver dernier que nous nous engageons, bien décidés à aller plus loin sans la neige.

On commence donc un peu au-dessus du village d’Hérout, ayant emprunté en voiture sur quelques centaines de mètres la route menant à la centrale électrique de Bassiès.

Prêt à passer la nuit sous tente, on est donc assez chargés, et sitôt le GR retrouvé, la côté s’annonce longue, bien que d’à peine 500m de dénivelé jusqu’au premier lac. La chaleur de l’après midi n’aide pas. Mais nous profitons de chaque instant de cette montée, bien content du weekend qui s’annonce.

Arrivés à l’étang d’Escalès, le verdict tombe : nous marchons depuis bien trop longtemps pour la distance parcourue. De plus, nous avons encore autant de distance jusqu’au refuge. Mais le plus dur est derrière nous et nous progressons avec bien moins de difficulté. Nous sommes seulement ralenti par l’humidité du terrain qui conserve ça et là de large flaques et de zones boueuses. Nous sommes au beau milieu de ce qui pourrait s’apparenter à une tourbière. Par endroit, le chemin a été empierré artificiellement pour faciliter la marche.

Nous longeons les étendues d’eau à côté desquelles paissent vaches et chevaux. Le cadre est idyllique et la montagne commence à se parer d’une lumière rasante de fin d’après midi. La flore se fait timide pour les randonneurs fatigués que nous sommes, mais saura se révéler demain après une nuit de repos. Nous arrivons en vue du refuge, et heureusement, nous ne passons pas à côté de quelques énormes myrtilles venues agrémenter la marche.

Arrivés au refuge, nous avons juste le temps de planter la tente avant que le repas ne soit servi. Au vu des bouteilles qui défilent entre les tables, nous pressentons que la nuit en dortoir va être rude pour ceux qui ne ronflent pas et ne regrettons pas d’avoir hissé la tente jusqu’ici…

Après le repas, nous attendons que la nuit tombe pour rentrer à la tente. On prépare alors de quoi observer les étoiles, ou de quoi dormir au chaud, l’humidité ambiante ayant fait chuter la température.

Cette nuit est la nuit des Etoiles ! Et je compte bien profiter de ce ciel d’exception avant de redescendre dans le bassin toulousain. L’essaim des Perséïdes fait une timide apparition avec moins de 20 météores en un peu plus de deux heures. Mais la voie lactée se découvre dans toute sa splendeur. Elle est si lumineuse au niveau du Sagittaire qu’on la confondrait avec des nuages éclairés par un village si la photo n’apportait pas la preuve du contraire.
Frigorifié par l’humidité et un petit vent, je rentre bientôt sous la tente.

Le lendemain, après un petit déjeuner sur la terrasse du refuge où le soleil ne nous épargne pas, on plie le bivouac et on s’apprête à partir quand une première fleur attire notre attention : une belle orchis. Après avoir tiré son portrait, on avance pour s’arrêter 200m plus loin sur des droseras. En grandes quantités au milieu de la mousse, près de trous d’eau, elles développent de petites fleurs d’1/2 cm de diamètre. A côté poussent des linaigrettes, à l’aspect cotonneux. On continue au milieu des myrtilles pour trouver à nouveau une plante carnivore, une grasette étalant ses feuilles vertes au regard des insectes. Après ces quelques photos, on pousse jusqu’au barrage de l’étang majeur où la chaleur nous pousse dans l’eau. C’est vivifiant mais pas désagréable. On sèche ensuite sur les rochers tout en mangeant avant de se remettre en chemin.

Pour le retour, on emprunte un chemin différent, moins fréquenté, qui descend sur la rive gauche du ruisseau de Bassiès. Bâti sur quasiment toute sa longueur, c’est une succession de virages au milieu du granit qui descend rapidement dans la vallée. On croise quelques chevaux en liberté avant de rejoindre la piste qui mène à la centrale électrique. On arrive enfin à la fin de cette randonnée, un peu courte, mais qui nous a permis de passer une agréable nuit en montagne, la tête dans les étoiles…

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