Plateau de Beille – L’Ours

Piste noire en raquettes

Date : 14 Février 2010
Distance : 12.6
Denivelé: 474m

Après avoir passé une agréable nuit en chambres d’hôte à Ignaux, nosu nosu préparons à une deuxième journée de raquettes. Malgré que l’on soit juste à côté du domaine de La Chioula que nous souhaitions découvrir ce weekend, deux coups de téléphone nous permettent de savoir que tandis que le plateau de Beille est sous le soleil, La Chioula est dans le brouillard. Nous nous dirigeons donc vers le plateau de Beille, 200 mètres plus haut en altitude, et juste au dessus des nuages.

Après une montée avec les chaînes, nous apercevons le soleil au dernier moment, sur la parking : le ciel est dégagé, sans nuages. Mais il fait très froid : -10°C selon la voiture, -5°C selon la station. D’ailleurs les chaussures, humides de la veille, supportent mal le froid : une gangue de glace les entoure et empêche de plier le pied ! On les « dégivre » avec une raclette pour pare-brise, et on se met en route.

Après avoir effectué un itinéraire balisé vert (La Passejade) et un itinéraire balisé rouge (L’Orry), nous décidons d’attaquer un itinéraire noir : L’Ours annoncé à 12km soit le double de la veille. Nous nous mettons en route sous le soleil et descendons sur la droite de la station. Après quelques foulées sur un itinéraire bien moins tassé que les pistes vertes damées, nous arrivons dans une zone dégagée de tout arbre. Au loin, des traîneaux à chiens arrivent à toute vitesse.

Pour l’instant, à part une piste plus molle, rien ne fait sentir que nous sommes sur une piste noire. Puis vient la difficulté : une pente raide que le chemin ataque frontalement pour progresser de 250m de dénivelé d’un coup. L’accroche des raquettes est bonne, mais nous nous essouflons assez vite et respirons un air glacé. On rejoint les pistes de ski mais nous continuons à monter dans la forêt protégée qui abriterait le grand tétras.

Arrivés en haut, la vue sur la vallée de l’étang de Laparan est imprenable. On reprend notre souffle et on s’avance vers le point culminant du parcours (1986m) pour profiter du paysage et reprendre quelques forces grâce au fromage et au saucisson achetés le matin au marché des Cabannes : Beaufort – saucisson aux cèpes, c’est bien mieux que le couple gouda-salami islandais !

On se remet en route pour s’enfoncer un peu plus loin sur le domaine et atteindre à nouveau l’altitude de 1986m en bout de domaine. On repart ensuite vers l’autre versant du domaine pour s’avancer sur un plateau. On avance ainsi sur une piste étroite : si l’on s’en éloigne à peine, on s’enfonce dans une neige abondante ! Arrivés au bout du plateau, un thé s’impose. On repart aussitôt après en direction du pied de la station.

On longe des pentes enneigées où de grandes langues de glace débordent des crêtes. On les contournent soigneusement puis on retrouve les pistes damées de la veille qui nous ramènent vers une crêpe bien méritée !

Il s’agit bien d’une piste noire : distance et dénivelé sont au rendez-vous. Pour effectuer la boucle complète, malgré une moyenne en déplacement de 4.1 km/h, il nous a fallu près de 5 heures en comptant les pauses ! Que va-t-il en être quand nous progresserons dans une neige non damée !

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