Etang de Bassiès sous le Pic de Cabanatous

En route vers le Pic de Girantes, arrêtés par la neige

Date : 15 Novembre 2009
Distance : 11.7km
Denivelé: 1017m

Malgré la blancheur des Pyrénées visible depuis plusieurs jours depuis Toulouse, on avait décidé de sortir randonner ce dimanche matin. La destination s’est décidée un peu au dernier moment : direction le pic de Girantes par l’étang de Bassiès. Vue sur la carte, cette ballade laissait augurer de beaux paysages…

En direction donc de Tarascon pour ensuite suivre la direction de Vicdessos et enfin traverser Auzat. A partir d’Auzat, on suit un torrent aux eaux tumultueuses, quelques indices déjà de la neige fraîche qui s’était déposé sur les hauteurs et qui fondait au soleil. Mais pas de quoi nous décourager. Un peu après Ranet, on tourne sur notre droite et on traverse un petit pont qui, malgré un sens interdit permet de gagner quelques dizaines de mètres de dénivelé, pas parmi les plus intéressants. Après avoir garé la voiture, nous démarrons enfin par une grimpette au milieu des bouleaux.

On s’élève peu à peu dans la vallée qui se découvre au soleil. Ça et là, quelques plaques de neiges commencent à apparaître, mais elles ne sont gênantes que pour celui qui reçoit une boule de neige !

En changeant de versant, on aperçoit alors une énorme cascade qui dévale les pentes depuis les étangs, et également beaucoup de neige sur les hauteurs. On commence à ne plus pouvoir l’éviter et nous marchons dedans. Juste en dessous des étangs, on s’arrête quelques instants pour apercevoir deux isards un peu en dessous de nous. La faible fréquentation des GR en automne les rends moins peureux et nous permet de nous observer mutuellement. Mais il faut bien se remettre en route et nous arrivons enfin au niveau des lacs.

Le paysage est magnifique, recouvert de neige. Mais cette blancheur va également gêner notre progression. Passés le premier étang, nous avons les pieds mouillés. Passés le second, nous sommes bien trempés. On pousse jusqu’à l’étang majeur pour la pause de midi. Nous séchons tant bien que mal et nous rendons à l’évidence : le col que nous devions emprunter est inaccessible. Une paire de raquette aurait pu faire l’affaire, mais en chaussures,  nous progressons bien trop lentement et nous enfonçons parfois jusqu’à mi-cuisse dans la poudreuse.

On amorce donc le retour, résignés, mais pas sans avoir profiter d’une vue sur les lacs du haut d’un petit relief s’élevant au bord du lac. Le retour est aussi difficile que l’aller, voire plus, la neige s’étant bien ramollie au soleil. Il faut dire que la météo joue un peu au yoyo ces derniers temps : il neige, et quelques jours plus tard, il fait suffisamment chaud pour qu’elle fonde tandis que les gentianes fleurissent et les rhododendrons bourgeonnent…

Nous redescendons par le versant exposé au sud-ouest pour profiter du soleil qui a disparu du versant opposé sur lequel nous étions montés au matin. Après être arrivés sur la piste de service qui mène au poste électrique du barrage, on retrouve rapidement la voiture.

C’est une très jolie ballade, mais l’on a hâte de pouvoir la refaire au sec pour enfin atteindre ce pic de Girantes qui semble inaccessible jusqu’à la fin de l’hiver !

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