Autour des Corbières

Autour des Corbières

Date : 18 & 19 Avril 2009
Distance : 59.2 km
Denivelé: 1996m

Après plusieurs week-end de mauvais temps, nous décidons de suivre le soleil : direction Les Corbières. Nous prévoyons deux jours de rando un peu plus longs que d’habitude, environ 60 km et 2000 m de dénivelé : il faut bien s’entraîner pour l’Islande cet été! Ca sera notre premier week-end en pleine nature avec camping dans les champs !

  • Eau (il faisait très chaud):
    • départ avec 4,5 litres
    • 1er ravitaillement de 1,5 litres à Mouthoumet (chez l’habitant)
    • 2nd ravitaillement de 3 litres à Davejean (chez l’habitant)
    • Consommation totale : 7,5 litres
  • Nourriture :
    • Matin et soir : essentiellement du lyophilisé
    • Midi : Pique-nique « classique » : pain, saucisson, fromage, abricot secs
    • En-cas : barres de céréales, compote à boire

Nous partons de Toulouse à 7h30 du matin, c’est un peu dur de se lever après une semaine de travail mais on est content de partir marcher pendant 2 jours ! Et la pluie de devrait pas trop nous embêter, normalement.
Sur la petite route sinueuse, nous croisons de nombreux cyclistes qui profitent du beau temps! Nous arrivons à Villerouge-Termenès, très joli petit village avec un beau petit château au centre. On laisse la voiture dans une petite rue et on se prépare à partir.

On commence à marcher vers 9h en suivant la trace du GPS qui nous conduit jusqu’à un petit ruisseau.
Rapidement on arrive à une petite chapelle (Chapelle Notre Dame) entourée de cerisiers en fleurs. Le temps est très agréable, soleil et quelques nuages. On suit un chemin large dans la garrigue jusqu’à arriver à une ruine sur le bord du chemin. Quelques centaines de mètres après, on prend un petit sentier qui descend vers le ruisseau. Premier obstacle, on doit traverser la ruisseau dont le niveau est plus haut que les chevilles. On entreprend alors de construire un pont avec les troncs aux alentours et chacun son tour on traverse le ruisseau à l’aide de nos 2 bâtons. En été, le passage doit se faire sans problème mais c’est encore le printemps et avec les pluies des derniers jours le niveau est haut.

On monte ensuite à travers la forêt sur un petit sentier et arrive sur un chemin carrossable. De là on peut voir la « Clape de Villerouge ». On suit ce chemin pendant environ 3,5 km jusqu’à la route qui mène à Termes. Après 300 mètres, on prend un chemin qui part tout droit dans un virage et on le suit jusqu’à Termes. La vue est très jolie au dessus de Termes et on voit très bien le château cathare en ruine.

Arrivé à Termes, on passe devant la billetterie du château. Le gardien nous interpelle car la route que nous empruntons est normalement réservée aux visiteurs du château. Apparemment le GR que l’on souhaite suivre n’existe plus et a été déplacé dans la vallée d’à côté : vive CartoExplorer et ses vielles cartes!! Malgré ses explications, on décide de poursuivre sur la route prévue d’autant qu’on a le tracé sur le GPS donc on ne devrait pas se perdre.
On monte jusqu’au col au bas du château et on prend un petit chemin qui descend très raide dans la forêt. C’est un ancien GR donc parfois on distingue des vieilles traces mais il n’est pas du tout entretenu. On s’en rend très vite compte à la fin de la descente lorsqu’on arrive sur un chemin rempli de ronces. On ne distingue plus rien alors on décide de suivre le ruisseau pendant plusieurs centaines de mètres. L’avancée est très difficile, on se griffe, on escalade et c’est pas facile avec les sacs de rando sur le dos! Au bout d’une demi-heure environ, on se rend compte qu’un chemin se trouve à 10 mètres au dessus de nous… On le rattrape et le suit dans la forêt. On se retrouve ensuite à découvert au milieu des buis et des genévriers. Il y a pleins d’orchidées et de jonquilles! On rejoint plus haut une piste plus large d’où la vue sur les Corbières et le château de Termes est très jolie. On suit cette piste jusqu’au col et on profite du paysage pour manger. C’est très très beau : on peut voir à la fois les Pyrénées ensoleillés et la mer de l’autre côté!

Un conseil: Malgré le passage difficile, cet ancien GR est intéressant car il offre un très beau panorama. Si c’était à refaire, on guetterait davantage ce chemin qu’on a loupé et qui nous a fait perdre du temps dans le ruisseau. Si on veut être prudent, on peut aussi prendre le nouveau GR mais dont la vue doit être moins belle.

Après cette pause au soleil on repart direction le village de Mouthoumet. On profite de cette traversée de village pour nous ravitailler en eau car nous ne devrions pas croiser grand monde avant demain. On suit le chemin sans grosse difficulté jusqu’à Borde Grande où on arrive sur une route goudronnée. On suit alors la route pendant environ 2 km et on prend un chemin sur la droite qui grimpe dans la garrigue. On rejoint la route qui mène à Laroque-de-Fa et poursuit sur un chemin sur la gauche. Le chemin est large et on avance assez vite car on a hâte de terminer cette première journée. Au bout de 27km, on choisit une pâture près du chemin pour installer notre campement. Il est environ 18h. On a le temps de tout installer et de manger au soleil et on se couche au crépuscule.

Jour 2 :

Après un bon petit déjeuner avec le lever du soleil, on part à 8h15 pour environ 30 km de ballade. On a de la chance, il fait très beau et déjà un peu chaud. On descend sur un beau chemin jusqu’au village de Davejean où on se ravitaille de nouveau en eau pour la journée.
Après le village, on prend un petit chemin sur la droite qui nous fait passer sous les arbres, puis dans les champs. Une partie n’est pas accessible alors on suit un peu la route pour reprendre le chemin au niveau du « Pech Lébat ». Ce chemin est très peu visible et on coupe un peu à travers les champs et les arbres pour rejoindre la « Villa de la Borde ».

A partir de là commence les « difficultés » de la 2ème journée. On a la trace d’un GR qui, nous l’avons appris à l’arrivée, n’existe plus non plus. Ne le sachant pas, on s’aventure le long d’un sentier timide jusqu’à arriver dans un semblant de maquis corse, griffé de partout par les ronces et les genévriers. On se fraye alors un chemin à travers, quelques mètres de dénivelé supplémentaires, et on vise la « Bergerie de Cauneille » par laquelle on était censé passer.
Une petite pause s’impose et pas la moindre trace du chemin qu’on était et qu’on devrait continuer à suivre. On décide donc de rejoindre la route par un autre chemin.

En résumé : Entre la « Villa de la Borde » et Maisons, passer par la route car il n’y a pas d’autre chemin possible et cette portion n’est pas très longue.

Arrivé sur la route, on rejoint le village de Maisons. On a ensuite suivi un petit chemin sur la droite pour éviter de prendre la route. Bien qu’il ne soit pas très visible sur la carte, il est très bien entretenu et nous mène jusqu’à la « Bergerie de Courdure ». De là on a pris un chemin forestier large et agréable, qui monte légèrement. On arrive ensuite sur la route et la suit jusqu’au col de Couise. Après le col, on prend un chemin sur la droite et on cherche un coin d’ombre pour manger un peu. C’est agréable de manger au soleil depuis 2 jours. Ca change des randonnées précédentes où jusqu’à présent on a eu beaucoup de pluie!

Après manger, on suit un chemin qui descend assez raide et est bien entretenu. Il devient de plus en plus beau et arrive ensuite au village de Palairac. Ce village est très joli et c’est agréable d’arriver là. On souhaite ensuite éviter la route et prendre un chemin sur la droite mais qui n’existe plus, complètement envahie par les arbres. Il vaudrait mieux prendre la route jusqu’au col de la Gineste et ensuite on prend un chemin sur la droite qui descend dans la forêt. On passe ensuite devant une maison avant de rejoindre la route 1 km plus loin.
Après avoir suivi la route pendant 500 mètres, on suit la direction du gîte de Maou. On doute un peu car arrivé devant le gîte, le chemin disparaît et il faut passer dans le parc des chevaux pour le retrouver en face. Encore un fois, ce chemin ne semble plus trop entretenu et pourtant et est encore indiqué sur les cartes récentes. On l’éloigne un peu de la trace attendue mais retrouve finalement le chemin prévu. On grimpe un peu jusqu’au « Col d’en Couloum » et en haut c’est très beau. On voit la mer, encore mieux que la veille. C’est dommage car le ciel s’est chargé peu à peu et le temps est même menaçant.
En prévision de la pluie, voir de l’orage, on enfile nos K-way et presse le pas mais il nous reste quand même 7 km jusqu’à la voiture. Arrivé au « Col de l’homme mort » l’orage gronde et il ne faut que quelques minute pour que la pluie tombe à très grosses gouttes. En 2 minutes, on est trempé et la pluie se transforme en grêle. On est sous l’orage sur le plateau du « Prat de Labat ».
On poursuit sous la pluie et l’orage, d’un pas très rapide, sur le chemin qui est très visible heureusement. On est content d’avoir fait ce tour dans ce sens car la montée doit être monotone sur ce grand chemin. Dans notre cas, ça nous permet de finir rapidement, complètement trempés… Il est 18h30 lorsqu’on arrive à la voiture. On a fait 33km ce deuxième jour et on est quand même fatigués.

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