Jour 3 – D’Akureyri à Reykjahlíð

28 juillet 2009 – Reykjahlíð

Après 2 jours de transport, nous profitons pleinement de l’Islande aujourd’hui. Nous commençons notre aventure par un tour en bus qui va nous faire découvrir toute la région du lac Mývatn.

Levés à 6h45, départ en bus à 8h15, nous partons, nous, nos sacs à dos et le colis de l’autre côté du fjord pour un premier arrêt en face de la ville d’Akureyri. Nous sommes alors au fond d’un fjord de plus de 60 km de long. La ville est toute petite, alors qu’il s’agit de la deuxième plus grosse ville d’Islande. Le temps est très mauvais mais s’ « arrange » sitôt que nous sortons du fjord en direction de Goðafoss.

IMG_2391Ces chutes d’eau impressionnantes tirent leur nom de l’époque de la conversion au christianisme de la population : on aurait jeté dans ces chutes les statues des anciens dieux. C’est la « chute des Dieux ». Je m’achète un bonnet pour parer le froid qui nous entoure : on distingue encore des sommets enneigés. Nous nous remettons en route vers le lac Mývatn, et traversons plusieurs vallées dont certaines abritent tantôt des cultures, tantôt de l’élevage assez éparpillé, tantôt des fabriques de poisson séché.

IMG_2401On arrive enfin au lac Mývatn, aux pseudo-cratères de Skútustaðir, formés non pas par éruption de lave, mais par explosions dues à la rencontre de lave et d’eau. On remonte vers Reykjahlíð, en effectuant un arrêt au bord du lac, où l’on remarque une jeune forêt et des cavités dans la lave séchée. A Reykjahlíð, nous nous rasassions d’un Parmentier de poisson dans un petit restaurant, profitant de nos derniers plats cuisinés. On observe aux alentours une église miraculée des laves, et cette même lave, crevassée, tourmentée, figée dans son écoulement. Issue d’une coulée récente, on observe clairement les plis de cette croûte.

 

NIMG_2431ous repartons ensuite vers Dimmuborgir, qui offre un paysage impressionnant de monceaux de laves chaotiques. Ces formations auraient pour origine des mouvements de terrains dus à la remontée d’eau sous pression, chauffée par les chambres magmatiques. On observe alors des détails du sous-sol ainsi exposé à la surface : coulée de lave, bulles, trous (« lava tube »). On se dirige alors hors de ce chaos, le long d’une faille très prononcée : c’est le rift médio-atlantique. Nous passons de la plaque américaine à la plaque européenne et nous arrêtons à l’endroit où cette faille fume : une grotte donne accès à un petit réservoir d’eau chauffée par le magma situé à 4,2 km sous nos pieds.

 

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On se remet en route vers le cratère Víti, longeant au passage une centrale géothermique. Le sol fume, une odeur d’œuf pourri se dégage de zones où le soufre affleure. Au fond du cratère Víti, un lac à l’eau transparente repose. Ensuite nous redescendons vers des contreforts plus clairs (à cause du soufre). Cette zone très active nous laisse observer des marmites de boues, des dégazages violents du sous-sol, des fumerolles dans un paysage jaune et gris. C’est magnifique.

Nous nous dirigeons enfin vers le Natural Bath, une piscine en plein air, remplie d’une eau bleue et chaude. Nous nous contentons de regarder et d’aller voir de près un trou dans la terre laissant s’échapper de la fumée : l’air y est brûlant et excessivement humide.

Nous finissons notre visite à Reykjahlíð où nous plantons la tente et achetons du poisson séché. Le colis est laissé à l’office du tourisme jusqu’à demain matin. Nous mangeons un Parmentier de poisson lyophilisé au milieu de ce camping rempli au moins pour moitié par des français. Nous nous couchons par 10°C, prêts à commencer la randonnée dès demain.

 

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