Jour 5 – Du Sellandafjall à Botni

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30 juillet 2009 – Refuge de Botni

Distance : 25,2 km
Déplacement moyen : 4,6 km/h
Dénivelé : 326 m
Coucher du soleil : 22h34min
Départ : 8h30 – Arrivée : 15h30

Ce matin, le temps n’a pas beaucoup changé : brume, pluie et vent nous réveillent. On essaie de faire un maximum de choses sous la tente, y compris le petit déjeuner. Mais il faut bien sortir ! On plie la tente, on fait les sacs et on se met en route.

Le sommet du Sellandafjall est embrumé et ne se découvrira pas de la journée. On sort peu à peu de l’étendue désertique de la veille pour arriver dans des zones moins sèches où poussent myrtilles et broutent moutons. On aperçoit les traces de 2 promeneurs que l’on a vu passer la veille. Il s’agirait de 2 italiens qui iraient au Landmannalaugar. On retraverse à nouveau des zones plus sèches, en bordure de champs de lave.

On traverse facilement plusieurs lits de rivières asséchées. Mais tout à coup on arrive en vue d’une vraie rivière, pas du tout asséchée ! On cherche l’endroit le plus praticable, on fait rouler quelques cailloux et on enfile nos chaussons d’eau. C’est parti pour notre premier gué ! Des canards nous observent nous sécher les pieds puis nous repartons. On traverse alors un champ de lave qui s’étend à perte de vue (et qui durera a priori toute la journée de demain). Une fissure dans une croûte de lave nous offre un abri pour le repas de midi. Je laisse quelques miettes pour les jolis oiseaux au plumage jaune.

Une langue de terre et de verdure interrompt un instant ce champ de lave, et abrite des oiseaux au bec long et courbe. On se remet alors en route dans le champ de lave. Le chemin se fait de plus en plus difficile et tourne incessamment autour de la lave séchée. On double facilement la distance à vol d’oiseau. On arrive en vue d’un panneau indiquant Botni et quelques kilomètres plus tard, on pousse la porte du refuge, complètement trempé.

Une grosse pluie nous a surpris une demi-heure avant la fin et cela a suffit pour nous tremper les habits et le moral. Heureusement, nous sommes accueillis chaleureusement (café, chaussette, veste) par 2 islandais qui préparent le refuge pour un groupe. Le refuge censé être plein, on commence par négocier notre nuit pour éviter de la passer dehors. Puis nous partons en 4×4 sur un air de jazz pour faire le plein d’eau dans une source qui sort au milieu du champ de lave (400 m au Nord du refuge).

Après cette étape surréaliste, on revient au refuge où l’on est accueilli à bras ouvert pour la nuit et le repas. Onze randonneurs du Akureyri touring club vont passer la nuit avec nous. On discute longuement avec leur guide qui nous annonce de la neige aux abords d’Askja et du mauvais temps pour les prochains jours.

On remplit alors le Gestabók du refuge où l’on trouve un message de Simon Dubuis. Tout le monde semble avoir du beau temps. Il parait que le temps que l’on expérimente est exceptionnellement mauvais. On espère que les prévisions seront fausses et profitons de la soirée.

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