Jour 6 – De Botni à Dyngjufell

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31 juillet 2009 – Refuge de Dyngjufell

Distance : 22 km
Déplacement moyen : 4,5 km/h (3,5km/h en global)
Dénivelé : 408 m
Coucher du soleil : 22h28min
Départ : 8h45 – Arrivée : 15h

Hier soir après avoir écrit, beaucoup d’autres choses se sont passées. Tout d’abord le repas. Nous avons copieusement mangé : du mouton, de la salade, des patates avec de la sauce, des oignons grillés. Après le repas, un des islandais commença à lire un récit. L’ambiance est alors mystérieuse. A la lueur d’une bougie et éclairé par la lumière du jour, on perçoit des mots comme : Mývatn, volcano, Grímsvötn, rhyolite. Puis il pose ses feuillets, se lève et continue son histoire de manière enflammée. Nous venons de nous faire bercer par une saga islandaise contant formations géologiques et voleurs de chevaux !

Nous nous mettons au lit quand 2 qui ont toutes leurs affaires mouillées arrivent. Le lendemain matin, ils dorment encore quand on s’en va. On ne connaîtra aucun détail de leur itinéraire. Après avoir remercié nos hôtes, on se met en route dans le brouillard. On finit de traverser le champ de lave entamé la veille, 8 km après le refuge.

Commencent alors de grandes étendues planes de sable noir. On montera à un petit sommet pour dominer le paysage : on aperçoit alors le relief qui nous entoure, ainsi qu’un cours d’eau qui serpente au milieu de ce désert. On se croirait sur la lune ! On profite de morceaux de lave émergeant du sol pour se mettre à l’abri du vent et manger. Mais l’appétit n’est pas vraiment là et on ne termine pas notre ration.

Après un passage de 4×4 sur cette piste décidément très fréquentée, on repart en direction de Dyngjufell. La piste est rectiligne. Le paysage est noir. C’est magnifique. Derrière nous, il nous semble apercevoir du beau temps s’installant au Nord, ce qui est un bon signe pour les jours à venir. On arrive rapidement en vue du refuge. Situé sur un rocher, il s’oppose à un flanc de montagne qui laisse rouler de gros blocs de cailloux. Ceux-ci semblent immobiles maintenant, mais je jette un regard inquiet de temps en temps pour me rassurer. On approche enfin du refuge, qui est situé de l’autre côté d’un « gué surprise ». Normalement, ce cours d’eau n’existe pas à cette époque de l’année. Mais on s’est fait confirmé hier soir qu’on vivait une semaine exécrable, même pour un islandais. On remonte la rivière sur 300 m, espérant trouver un passage à sec. Mais c’est peine perdue ; nous enfilons les chaussons d’eau et nous jetons l’eau. On monte vite fait au refuge.

Là nous avons la chance de rencontrer 2 français qui ont chauffé l’habitation toute la journée pour faire sécher leur affaires mouillées depuis 4 jours : ils auraient essuyé la pluie et même la grêle. On étend toutes nos affaires, on fait une rapide toilette/lavage de vêtements avant de nous reposer sur les matelas. Demain nous attend l’ascension d’Askja !

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