Jour 8 – De Dreki à Flæður

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02 août 2009 – Plaine de Flæður

Distance : 27,2 km
Déplacement moyen : 4,3 km/h (3,3km/h en global)
Dénivelé : 225m (alt max : 808m)
Coucher du soleil : 22h18min
Départ : 8h40 – Arrivée : 17h15

Le beau temps n’aura duré qu’un jour. Nous nous levons dans le brouillard et partons déjeuner. Mais là, on se rend compte que nous n’avons plus nos cuillères. On demande à un groupe qui ne les a pas vu également. On ne se pose pas trop de question et on commence à manger en remplissant le Gestabók. Puis un second groupe arrive : on retrouve nos cuillères dans leurs couverts. Les voleurs 🙂 !

Une fois le petit déj avalé, nous nous mettons en route. Les courbatures nous font démarrer difficilement la journée. Il faut dire aussi qu’on ne s’épargne pas. Aucun étirement, aucun échauffement, dès que nous avons les chaussures aux pieds, nous fusons. On descend dans la plaine, dans la pierre ponce, sous les nuages et la bruine. Le paysage est tout de même magnifique ! Puis nous arrivons à un lac : Dyngjuvatn. Il nous faut enjamber un cours d’eau pour poursuivre le chemin et longer ce lac.

Nous arrivons alors rapidement dans un tout nouveau paysage : un désert de sable noir, sans eau, ni végétation, ni rochers. Il n’y a pas âme qui vive. Le paysage est désolé pour la pluie. Nous le sommes aussi. Nous ne voyons que le noir du sol et le gris des nuages à perte de vue. C’est même éprouvant de marcher dans un tel décor. On perd toute notion de distance et on ne se voit pas avancer. Nul autre repère que l’interminable ligne de piquets jaunes balisant la piste.

Nous passons quelques heures dans ce désert avant que les cailloux réapparaissent peu à peu. On fait une courte pause pour manger avant de redémarrer. La solitude se fait tellement pesante que nous faisons un morpion dans le sable !

La météo se jouera de nous tout au long de la journée, nous faisant croire à des éclaircies qui n’arrivèrent jamais. Nous croisons un VTTiste, visiblement fatigué par ce mauvais temps qui lui rend la route impraticable par endroits. Le terrain se dérobe même sous mon pied qui met à jour un petit trou sous le sable. On imagine un champ de lave et ses irrégularités, nivelées par cette couche de sable. On préfère marcher en bordure de piste, le terrain étant plus dur que sur les ornières laissées par les 4X4. Arrivés à un croisement, nous obliquons sur la gauche, quittant ainsi la route recommandée et longeant la rivière. La pluie commençant à tomber, nous montons la tente en bord de piste pour y passer la nuit. Le sable retient mal les sardines, c’est pourquoi on consolide le tout en allant déterrer de gros cailloux. On finit la journée en préparant la suivante où nous attendent au moins un gué et une nuit au refuge de Kistufell. On espère que le soleil, qui a timidement pointé ses rayons quand nous étions dans les duvets, se fera moins discret demain, afin de découvrir le Vatnajökull qu’il nous a semblé apercevoir aujourd’hui.

 

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