Jour 13 – De Skrokkalda à Versalir

07 août 2009 – Granges de Versalir

Distance : 24,9 km
Déplacement moyen : 4,6 km/h (3,5km/h en global)
Dénivelé : 683m (alt max : 710m)
Coucher du soleil : 22h03min
Départ : 8h48 – Arrivée : 16h15

Après avoir passé une nuit reposante à l’abri du vent, nous nous remettons en route en direction de Versalir. Le paysage change un peu (enfin !). De nombreux lacs se dessinent entre nous et le Hofsjökull. Ils sont d’une eau bleutée (à cause de la silice en suspension: indice d’une eau très froide). Le Vatnajökull réapparaît derrière nous mais nous ne le voyons pas en totalité et semble même plus petit que le Hofsjökull.

Mais le vent recommence à souffler. Il vient de l’Est et nous avons des difficultés à marcher : c’est très fatigant. Entre des passages de soleil et de pluie nous franchissons un petit gué. Des motards goguenards nous regardent de l’autre côté. Il faut dire que cette route est très fréquentée : à plusieurs reprises des 4X4 sont obligés de s’arrêter derrière nous avant que nous les entendions et nous poussions. En espérant se mettre à l’abri du vent, on contourne une montagne au lieu de passer par son sommet mais cela affaiblit à peine son intensité. Nous mangeons abrités derrière nos sacs à dos. On se remet en route dans un terrain meuble, refroidi par cette pause. On distingue la grange au loin devant nous et on ne sait pas dire si elle est habitée ou non. Les 5 derniers kilomètres sont éreintants, le climat étant vraiment difficile.

Après avoir suivi des traces de chevaux tout l’après-midi (depuis 2 jours on les aperçoit), nous arrivons à Versalir, juste derrière un pont qui franchit un gigantesque torrent d’une eau bleutée reliant 2 lacs (on remarque que le sens du cours d’eau est différent des précédents, on est maintenant bien dans la moitié Sud de l’île). Arrivés à la grange, tout est fermé. On se réfugie alors dans l’écurie. On s’installe un petit coin sur des planches pour être à l’abri des puces. Passe alors un 4X4 avec un islandais cherchant son frère puis un français et un espagnol marchant depuis Egilsstaðir qui viennent dormir dans le foin. On remplit nos bouteilles dans l’eau du torrent puis on se met au lit alors que le vent rugit au dehors. On espère qu’il tombera pour de bon dans la nuit et que le ciel bleu nous accompagnera pour les jours qui viennent.

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