GR20 Jour 3 – Asco Stagnu – Ciuttulu di i Mori

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On double – et de deux !

Date : 5 septembre 2011
Distance : 15.9 km
Moyennes (dépl / total): 2.6 km/h – 1.8 km/h
Dénivelé : 2217 m

Après une bonne soirée, on passe une nuit reposante mais courte. Levés à 5h15, on prend un rapide petit déjeuner sous les étoiles. Après quelques « tâtonnements », on trouve le départ du GR et on se met en route sous le soleil levant. Les sommets s’embrasent les uns après les autres tandis que le chemin se transforme en traversée de gros blocs. Les courbatures issues de l’étape de la veille nous mettent à la torture mais on se réchauffe rapidement. On débouche au dessus du cirque de la solitude. Un paysage très minéral s’offre à nos yeux avec la mer en fond.

Le chemin est difficilement praticable, plusieurs chaînes équipent le passage. Ca bouchonne un peu, mais en même temps, personne ne va très vite, prudents dans ces blocs lissés par les intempéries et le temps. On regarde souvent autour de nous depuis que l’on a entendu un éboulis impressionnant le matin, déchirant l’air comme un coup de tonnerre. Arrivés au fond du cirque de la solitude, il faut remonter. On profite du paysage avant de repartir. La montée va plus vite, mais elle éprouve le haut du corps à grand renfort d’échelles et de chaînes.

Arrivés au col après quelques frayeurs, on se réfugie derrière un rocher pour s’abriter du vent. Commence alors une longue descente sur de grandes dalles. Les cuisses sont au supplice. On voit le refuge à mi-chemin, mais il faut encore descendre un moment avant de pouvoir se délecter d’un coca, de cacahuètes et manger un morceau. On reprend ensuite le chemin qui longe un ruisseau. De grandes piscines le jalonnent, mais on préfère avancer pour boucler cette grande étape pas trop tard.

Après avoir dépassé une auberge, on arrive rapidement dans une forêt dans laquelle on s’élève peu à peu vers la Bocca di Foggiale. La montée est très longue et l’on alterne entre étroit chemin et gros rochers. Le paysage derrière nous est grandiose, avec des crêtes très découpées et de nombreuses aiguilles.

Arrivés enfin à la Bocca, on s’attend à redescendre mais en fait non ! Il faut continuer à monter ! Ca n’en finit plus… Tandis que l’on progresse sous de violentes rafales, on voit une majestueuse arche sous le Capu Tafunatu. Un énorme trou en plein milieu de la montagne, la traversant de part en part. On arrive au refuge, courbaturés et exténués. Au GPS, on a avalé plus de 2200m de dénivelé. Une grande première dont nos jambes se souviendront !

Au refuge, un accueil très… « corse » nous attend. On saura grâce à quelques « oui » ou « non » marmonnés qu’il n’y a pas de ravitaillement à part quelques biscuits, qu’il faudra se débrouiller à 2h de marche de là et qu’il vaut mieux payer en espèce. Point positif, le repas est gargantuesque : grosse soupe, plein de pâtes et fromage. Il ne nous reste plus qu’à passer une bonne nuit pour se réchauffer de la douche glaciale.

Demain la météo se sera améliorée, quoique le vent aura forcit. Mais l’étape sera toute en longueur avec peu de dénivelé.

 

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